Analyse Comparative - Proposition O095

Analyse juridique croisée avec la PPL n° 3106 (Céline Thiébault-Martinez)

PPL 3106 · 69 articles

Analyse comparative approfondie

(en tant que juriste spécialisée en droit pénal, civil, VSS et psychotraumatisme)

Contexte :
- Proposition de la Coalition FLI O095 : suppression de l’obligation de cohabitation/relations sexuelles entre époux, avec un volet pénal (présomption de consentement, aggravation du viol) et un volet civil (divorce pour faute, dommages‑intérêts).
- Proposition de loi n° 3106 (Mme Céline Thiébault‑Martinez) : article 14 modifie l’article 215 du code civil pour supprimer l’obligation de rapports sexuels, sans aborder le droit de divorce ni le droit pénal.


1. Points d'alignement avec le droit positif français


2. Éléments innovants par rapport au droit actuel


3. Analyse critique des écarts avec la PPL n° 3106


4. Critiques et débats (avis juridiques possibles, positions militantes divergentes, amendement utile)


5. Obligation européenne liée

Conclusion : La PPL 3106 n’est pas directement liée à une obligation européenne, mais elle ne répond pas aux exigences de la directive 2024/1385 sur la protection des victimes de violences conjugales.


6. Évaluation de l’impact sur les victimes (approche psychotraumatique)

Synthèse : La PPL 3106 offre une amélioration limitée du bien‑être psychologique des victimes, principalement en matière de liberté corporelle. La proposition FLI O095, en revanche, propose un cadre plus complet qui pourrait réduire les traumatismes liés à la violence conjugale.


7. Comparaison brève avec des législations étrangères pertinentes

Conclusion : La PPL 3106 se situe en dessous du niveau de protection offert par les législations nordiques et espagnole, qui intègrent la présomption de consentement, la révision du droit de divorce et des mesures de protection.


Résumé des points retenus, manquants et implications pratiques


Recommandations d’amendement (neutres)

  1. Ajouter une clause précisant que la suppression de l’obligation ne remet pas en cause la possibilité de demander des dommages‑intérêts pour violences sexuelles non consenties.
  2. Intégrer une disposition relative à la révision du droit de divorce (article 1140‑1142) afin d’harmoniser les règles civiles et familiales.
  3. Prévoir un mécanisme de mise en œuvre (directive interne, arrêté) pour les tribunaux de grande instance.
  4. Inclure une référence à la directive (UE) 2024/1385 pour aligner la législation nationale sur les obligations européennes en matière de protection des victimes.
  5. Suggérer la création d’un dispositif de soutien psychologique (consultation, suivi) pour les victimes de violences conjugales.

Conclusion : La PPL 3106 constitue un pas vers la reconnaissance de la liberté corporelle des époux, mais elle demeure incomplète par rapport à la proposition de la Coalition FLI O095. Les lacunes en matière de droit de divorce, de droit pénal, de mécanismes de mise en œuvre et de protection des victimes limitent son efficacité et son alignement avec les obligations européennes et les standards internationaux.

Généré le 14/09/2026 — Analyse juridique (droit pénal / civil, VSS, psychotraumatisme) — modèle gpt-oss:20b